Service à thé à la menthe traditionnel marocain sur un tapis
Gastronomie

Cuisine marocaine : 10 plats à goûter absolument au Maroc

Sommaire de l'article

Au Maroc, on voyage aussi avec le palais. Entre les fumets des étals de la médina, les tajines qui mijotent sur les braises et les pâtisseries au miel qui s’empilent dans les vitrines, la cuisine est l’un des grands moments du séjour. Elle mêle héritages berbère, arabe, andalou et méditerranéen, avec une signature reconnaissable : l’équilibre entre le sucré et le salé, et un usage subtil des épices.

Voici dix plats à goûter pendant votre voyage, avec quelques repères pour les commander et les apprécier à leur juste valeur.

Le tajine : l’incontournable

Il donne son nom à la fois au plat en terre cuite, au couvercle conique, et à la préparation qui y mijote. Le principe est simple : de la viande (agneau, bœuf, poulet) ou du poisson, des légumes, des épices, un peu d’huile et d’eau, le tout cuit doucement pendant longtemps. La forme du couvercle permet à la vapeur de condenser et de retomber sur les aliments, ce qui donne une chair très tendre.

Les déclinaisons sont innombrables. Le tajine de poulet aux citrons confits et aux olives est l’un des plus classiques, tout comme celui d’agneau aux pruneaux et aux amandes, dans le registre sucré-salé. Les versions de légumes, parfumées au safran ou au cumin, conviennent très bien aux végétariens.

Un conseil : on mange traditionnellement avec du pain, que l’on utilise comme une cuillère pour prélever la sauce et les morceaux. Le pain fait partie du repas, ne vous en privez pas.

Le couscous : le plat du vendredi

Semoule de blé dur cuite à la vapeur, servie avec des légumes et de la viande, le couscous est le plat de la convivialité. Au Maroc, il est classiquement préparé le vendredi, jour de la prière collective, et partagé en famille. Dans de nombreux restaurants, il n’est d’ailleurs proposé qu’à certains moments de la semaine, car sa préparation est longue.

Le couscous « tfaya », garni d’oignons caramélisés à la cannelle et de raisins secs, illustre bien le goût marocain pour les contrastes. Le couscous aux sept légumes, plus léger, est apprécié des végétariens. Si on vous propose du couscous un jour de semaine à l’heure du déjeuner, ne boudez pas : c’est souvent le signe d’une cuisine faite avec soin.

🏨

Dormir dans un riad avec table d’hôtes

De nombreux riads proposent un dîner préparé par la maison. Comparez les hébergements selon vos dates et votre budget.

Voir les hébergements

La pastilla : le feuilleté sucré-salé

Spécialité des grandes tables, la pastilla (ou bastilla) est une tourte en feuilles de pâte très fines, garnie traditionnellement de pigeon, plus souvent de poulet aujourd’hui, avec des amandes, des œufs et des épices. Elle est saupoudrée de sucre glace et de cannelle, ce qui surprend toujours les premiers visiteurs.

Elle se rattache à la tradition des villes impériales, notamment Fès, et se prête aux repas de fête. Il existe aussi des versions au poisson ou aux fruits de mer, particulièrement dans les villes côtières, qui sont moins sucrées et plus faciles à apprivoiser.

Commandez-la en entrée pour la partager : elle est riche et la portion est souvent généreuse.

La harira : la soupe qui réconforte

Soupe de tomate, de lentilles et de pois chiches, relevée d’herbes fraîches et d’épices, la harira est incontournable pendant le ramadan, où elle rompt traditionnellement le jeûne au coucher du soleil. On la déguste aussi toute l’année, souvent en début de repas ou comme petite faim, accompagnée de dattes et de pâtisseries au miel.

Elle est nourrissante, parfumée, et se trouve partout : dans les restaurants simples, chez les vendeurs ambulants, sur les tables des riads. C’est un premier plat idéal pour découvrir les saveurs marocaines sans prendre de risque.

La tanjia : la spécialité marrakchie

La tanjia : la spécialité marrakchie
Photo : George Piskov / Pexels

Si le tajine se prépare dans un plat à couvercle, la tanjia se cuit dans une jarre en terre cuite fermée, longuement, à la chaleur douce des braises. Elle est associée à Marrakech, où elle était traditionnellement préparée par les hommes, puis confiée au fournisseur de braises du hammam du quartier pour y cuire pendant des heures.

La viande, le plus souvent du bœuf ou de l’agneau, y est assaisonnée de cumin, d’ail, de safran et de citron confit. À la sortie, elle fond littéralement. Si vous passez par Marrakech, c’est le plat à ne pas manquer pour sortir un peu du tajine classique. Pour choisir votre quartier, notre guide où dormir à Marrakech vous aide à vous installer au plus près des bonnes tables.

Le méchoui : l’agneau fondant

Le méchoui est un agneau ou un morceau d’agneau rôti lentement, à la broche ou dans un four traditionnel en terre, jusqu’à ce que la chair se détache à la main. Il est servi lors des fêtes et des grands repas de famille, accompagné de sel au cumin dans lequel on trempe les morceaux.

Dans les marchés de nombreuses villes, des échoppes spécialisées proposent de l’agneau cuit en four enterré, que l’on peut déguster sur place, au poids. C’est un repas simple, généreux et très authentique.

Les salades cuites : zaalouk et taktouka

Avant le plat principal, un repas marocain commence souvent par une série de petites salades. Le zaalouk, purée d’aubergines et de tomates relevée de cumin et d’ail, et la taktouka, à base de poivrons et de tomates, sont parmi les plus connues. Elles se mangent froides ou tièdes, avec du pain.

Ces entrées légères, souvent végétariennes, sont parfaites pour composer un repas varié et peu coûteux. Beaucoup de visiteurs y trouvent même leur plat préféré du voyage.

La street food : msemen, brochettes et sfenj

La street food : msemen, brochettes et sfenj
Photo : Elgaard / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

La cuisine marocaine se découvre aussi debout, dans la rue. Quelques classiques à repérer :

  • Le msemen : une crêpe feuilletée et carrée, servie au petit-déjeuner avec du miel, du beurre ou du fromage.
  • Les brochettes : de bœuf, d’agneau ou de poulet, grillées sur charbon et servies avec du pain et du cumin.
  • Le sfenj : un beignet en couronne, frit à la demande et vendu chaud le matin.
  • La bissara : une soupe épaisse de fèves ou de pois cassés, arrosée d’huile d’olive et de cumin, souvent consommée au petit matin.

Pour les stands de rue, privilégiez ceux qui ont du monde et où les aliments sont cuits devant vous. Une cuisine qui tourne vite est une cuisine fraîche.

🍽️

Cours de cuisine et food tours au Maroc

Visite du marché, préparation d’un tajine, dégustation de street food : comparez les expériences culinaires disponibles.

Voir les cours et food tours

Le thé à la menthe : le rituel de l’hospitalité

Ce n’est pas un plat, mais il est impossible de parler de table marocaine sans lui. Le thé vert à la menthe, très sucré, se prépare avec soin et se verse de haut dans de petits verres pour faire mousser le liquide. Il est offert à l’arrivée dans un riad, dans une boutique, ou lors d’une rencontre, comme un geste d’hospitalité.

Refuser est parfois perçu comme impoli. Acceptez au moins un verre, et si vous le préférez moins sucré, demandez-le simplement au moment de la commande dans un café ou un restaurant. L’usage veut que l’on boive trois verres, chacun avec un goût légèrement différent.

La rfissa et les pâtisseries : pour finir en douceur

La rfissa est un plat de fête à base de poulet, de lentilles, de fenugrec et de morceaux de pain feuilleté, traditionnellement préparé pour les naissances et les grandes occasions. Elle est rarement proposée dans les restaurants touristiques, mais on peut la goûter chez l’habitant ou lors d’un cours de cuisine.

Côté douceurs, les pâtisseries marocaines sont une vraie spécialité : cornes de gazelle aux amandes, chebakia au miel et au sésame, briouates sucrées. Elles accompagnent le thé de l’après-midi et se trouvent dans les pâtisseries de tous les quartiers. Si vous aimez le sucré, c’est le moment de vous faire plaisir.

✈️

Vols vers le Maroc

Comparez les vols au départ de France vers les grandes villes marocaines et trouvez la date qui vous convient.

Comparer les vols
🍴

Goûter le Maroc avec un guide

Food tours, cours de cuisine et dégustations réservables en ligne, avec annulation gratuite sur la plupart des activités.

Conseils pour bien manger au Maroc

Quelques repères pour profiter de la cuisine sans mauvaise surprise :

  • Mangez où mangent les locaux : un restaurant fréquenté par les habitants à l’heure du déjeuner est généralement un bon signe.
  • Demandez les prix avant de commander dans les lieux sans carte affichée, pour éviter les écarts à l’addition.
  • Prévoyez du temps : un tajine ou un couscous bien préparé demande de la patience, ne cherchez pas la rapidité.
  • Adaptez-vous à la saison : le ramadan modifie les horaires d’ouverture de beaucoup de restaurants en journée. Notre article sur quand partir au Maroc vous aide à choisir la bonne période.
  • Hydratez-vous avec de l’eau en bouteille capsulée, surtout en cas de forte chaleur.

Si vous voulez rapporter un peu de cette cuisine chez vous, les épices (cumin, ras el-hanout, safran, paprika) se trouvent dans les souks, au poids, et se conservent bien. Un plat à tajine en terre cuite fait aussi un souvenir utile, à condition de le faire emballer soigneusement pour le voyage.

Questions fréquentes

Quel est le plat typique du Maroc à goûter en premier ?

Le tajine est le plat emblématique : une viande ou des légumes mijotés lentement avec des épices dans un plat en terre cuite à couvercle conique. Le couscous, traditionnellement servi le vendredi, arrive juste derrière.

La cuisine marocaine est-elle très épicée ?

Elle est parfumée plus que piquante. Cumin, gingembre, safran, cannelle et coriandre dominent, tandis que le piment reste souvent servi à part, sous forme de harissa ou de piment frais.

Peut-on manger végétarien au Maroc ?

Oui, avec un peu d'attention. Tajines de légumes, couscous aux sept légumes, salades cuites comme le zaalouk, soupe de fèves bissara : les options existent. Précisez que vous ne mangez pas de viande, car un bouillon de viande peut être utilisé.

Peut-on manger de la street food sans risque ?

En règle générale, choisissez des stands très fréquentés où la rotation est rapide et où les plats sont cuits devant vous. Évitez les salades crues et les glaçons si votre estomac est sensible, et buvez de l'eau en bouteille capsulée.

Faut-il laisser un pourboire au restaurant ?

Le service n'est pas toujours inclus. Laisser une petite somme, quelques dirhams pour un café et davantage pour un repas complet, est d'usage et apprécié.

Où apprendre à cuisiner marocain ?

De nombreux riads et organisateurs proposent des cours de cuisine d'une demi-journée, souvent avec visite du marché pour choisir les ingrédients. C'est l'une des meilleures façons de comprendre les épices et les techniques.